L’équipe

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Photo des propriétaires du centre.

Passionnés de chevaux, Pierre Meyer et Madelyne Botti, qui se sont rencontrés au sein du régiment de cavalerie, ont ouvert leur centre équestre à Champignelles. Retour sur le parcours de ces anciens cavaliers de la Garde républicaine.

Pierre Meyer monte à cheval depuis qu’il a 4 ans. Ce « Parisien de naissance, mais Bourguignon de cœur » a développé sa passion notamment au centre équestre de Chevillon, où il a vécu ses « plus belles années de compétitions en saut d’obstacle ». Mais le « déclic », cette certitude que l’équitation ne le quitterait plus, il l’a eu en rentrant des cours.

« J’avais 16 ou 17 ans et j’ai vu le carrousel des lances de la Garde républicaine. C’est devenu limpide : je devais tout faire pour y entrer. » Il s’habitue rapidement au côté militaire – « Tout est carré, ça me plaît » – et s’épanouit en missions au sein du 2e escadron : sécurité du Parc des Princes, des vignes d’Epernay jusqu’au G8 à Strasbourg. « En dix ans, j’ai aussi participé à de nombreux défilés, dont celui du 14 juillet. »


Attachés au cheval

Ces missions, il les remplit avec un partenaire de prédilection : un selle français à la robe baie. « Le cheval est un médiateur : les gens se sentent proches de lui et oublient le bleu dessus », sourit-il.

Intégrer l’escadron c’est avoir un cheval d’affectation. « Un lien très fort se crée. » À tel point qu’il a récupéré sa première monture, Jacob de l’Isle, lorsque l’animal a pris sa retraite. « On a arrêté une bagarre devant un stade, fendu la foule lors d’une foire pour laisser passer une ambulance… c’est un vrai guerrier ! »
Cette relation fusionnelle avec le cheval, il l’a retrouvée chez Madelyne Botti. « Le jour où on me dit que je ne peux plus monter, j’en meurs. » Seule cavalière de sa famille, elle organisait déjà le planning de son futur centre équestre à l’âge de 10 ans. « À ma majorité, j’ai acheté Djaroun, un ancien cheval de course, auprès d’une association. Comme ça, sur un coup de tête. » Il ne l’a pas quitté depuis.


Rigueur et courage

D’une terminale L, Madelyne Botti passe en école de gendarmerie et intègre la Garde. « Mon temps était partagé entre des patrouilles au Champ-de-Mars et le travail aux écuries. » Des heures dont elle et son conjoint n’ont rien oublié. Paillage des boxes en bateau, nettoyage des crottins tous les jours, trois repas quotidiens pour les pensionnaires : lorsque Madelyne Botti et Pierre Meyer ont quitté la Garde républicaine pour ouvrir leur centre équestre à Champignelles, ils ont pris le parti « d’appliquer la manière de faire militaire à la vie civile ».

« La Garde nous apprend à être courageux, rigoureux. » Une force de caractère conjuguée à leur affection pour les équidés qui leur ont permis de « supporter la charge de travail » et « réaliser leur rêve » en terre poyaudine. « On a du mal à prendre du temps. On est toujours auprès des chevaux », confie-t-elle. « Un bruit inhabituel, je sors voir ce qui se passe. C’est la ronde d’écurie de la Garde », ajoute-t-il. Un enthousiasme qu’ils s’attachent à transmettre aujourd’hui. 



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